17 juillet 2005
Un lapin pour les dominer tous
Hier, je me suis fait poser un lapin. Eh! oui. Malgré mon physique viril et mon charme légendaire, la fille ne s’est pas pointée. Mais ce n’était pas un lapin comme les autres. C’était le lapin ultime: celui qui bat tous les lapins dont j’ai entendu parler, à vie. L’histoire commence en 1997 et je n’exagère pas.
En 1997, donc, j’en étais à ma dernière année de BAC. Pour boucler la boucle, je prenais des cours d’été. J’ai décidé d’en prendre un en création littéraire, dans lequel j’ai rencontré une fille très sympathique et intelligente qui s’appelle Pascale. Nous avons fait connaissance et nous sommes devenus assez bons amis. Par la suite, je l’ai perdue de vue (j’ai fait deux ans à Vancouver), mais je suis sûr qu’elle rêve encore à moi à toutes les nuits.
En 1997, bref, j’avais un carnet d’adresses bleu. Et ce carnet d’adresses avait des pages qui servaient de “calendrier universel”. Elles permettaient de voir le calendrier de n’importe quelle année, pour savoir si le 16 juillet est un samedi, un dimanche ou n’importe quoi. Je trouvais ça merveilleux! Un seul problème: c’était complètement inutile. Mais j’ai quand même noté dans les pages quels étaient les calendriers des années à venir.
Lorsque je suis arrivé au calendrier de 2005, je me suis dit que je devrais faire quelque chose avec cette information bidon. J’ai alors demandé à Pascale si elle avait prévu quelque chose pour samedi le 16 juillet 2005 (huit ans plus tard). Non? Alors nous avons pris rendez-vous: au Temporel, 14 heures. Une espèce d’idées à la con de jeunes. Mon genre, bref.
Si quelqu’un m’avait parlé de Pascale en janvier ou mars, j’aurais très bien pu conter cette anecdote. Je trouvais ça très drôle. Mais je n’aurais pas pu dire quand était notre rendez-vous: ni l’heure, ni le jour, ni l’année. J’avais oublié. Normal, quand même: j’ai de la difficulté à me rappeler de mon horaire de la semaine. Mais, bon, je me souvenais très bien de l’anecdote et je savais que le moment de rendez-vous devait s’en venir dans les prochaines années.
Moment fatidique! Il y a deux mois, à peu près, je cherchais des vieilles notes de cours du bac pour un travail. Je fouillais dans des caisses pleine de vieille paperasse. Surprise! Je tombe sur mon vieux carnet d’adresses bleu. Je commence à le feuilleter pour rire et je vois une note: “16 juillet 2005 14h.00 Temporel avec Pascale”. Amusant. Je l’ajoute à mon agenda électronique (qui me rappelle quand je dois donner des cours, manger et respirer, sinon j’oublierais).
Tout ça pour dire qu’hier, j’ai passé l’après-midi au Temporel, seul comme un homme de moindre qualité. C’était indigne. J’étais très fâché! A-t-on déjà vu chose pareille? Cette Pascale se prend vraiment pour une autre. Je crois que j’ai trouvé son numéro de téléphone et je vais l’appeler pour la chicaner.
Sites qui parlent de cet article:
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Pingback par Jérôme Loisel - Blog Archive » Peut-être pas à toutes les nuits — 18 juillet 2005 @ 12:18
Pascale affirme:
Le 18 juillet 2005 à 13:06
Clopin clopan, petit lapin blanc.
Le problème c’est que la fille de l’histoire, il y a huit ans, ne connaissait pas encore les joies de Outlook et la programmation des agendas électroniques… Alors mille excuses pour le rendez-vous manqué!!!
Pour ma défense, la dite anecdote aura tout de même inspiré une scène pour une pièce de théâtre que j’ai montée pluuuuuusieurs années par la suite, après m’être mariée au Chili, avoir eu deux merveilleux jumeaux, et avoir survécu à un choc culturel carabiné.
L’eau a coulé sous les ponts, comme on dit, mais de retour au pays, nous pourrons reprendre ce rendez-vous plus facilement! Sortons donc nos agendas électroniques! Haha!
Merci d’avoir fait les recherches afin de me permettre de réparer l’insulte à ton infaillible masculinité.
Aurevoir!
Pascale
jerome affirme:
Le 18 juillet 2005 à 13:57
Ah! Je ne pensais pas que l’anecdote avait déjà fait l’objet d’une première écriture. Intéressant. Tu me montreras ça, si tu as encore le texte. Et… pas de trouble pour ma masculinité. Elle s’en remettra demain matin quand que je ferai ma musculation sous une chute glaciale. Remplie de piranhas. Que je visite à tous les jours.
brem affirme:
Le 18 juillet 2005 à 14:35
Moi je veux pas savoir c’est quoi l’infaillibilité de la masculinité de Jérôme.
brem
MontFaucon affirme:
Le 14 août 2005 à 4:16
Esti que t’es CLOWN !!!
Je suis même pas surpris que tu es fait ça… c’est tout à fait toi.
héhé
:)
Sébass