29 juillet 2005

Bien saisir les nuances

Le 29 juillet 2005, à 19:20. Classement: Politique

Le gouvernement est dans une impasse: il voudrait vraiment avoir plus d’argent, mais a promis de diminuer notre fardeau fiscal. Alors depuis quelques années, il essaie de prendre des moyens détournés: augmenter le coût des garderies, par exemple. Mais je me demandais s’ils avaient la finesse d’esprit pour voir que la seule différence en est une d’image. De toute évidemce, Philippe Couillard comprend, mais s’en fout un peu:

Le ministre a précisé que le rapport Ménard «fait une distinction très nette» entre la taxation et la création d’un régime d’assurance. «Une assurance est une prime qu’une personne paie pour se garantir des services pour elle-même. Ce n’est pas comme une taxe. C’est différent.»

En clair, imposer une nouvelle prime d’assurance ou augmenter les tarifs d’Hydro-Québec ne reviendrait pas, selon lui, à alourdir le fardeau fiscal des Québécois. Il a toutefois convenu que pour les contribuables, «c’est de l’argent qui sort de leurs poches, et essentiellement ça revient à la même chose».

Bref, ces propositions-là sont nettement différentes d’une taxe, même si elles reviennent essentiellement à la même chose. Ou parce qu’elles reviennent essentiellement à la même chose, je ne suis pas sûr. Je n’ai pas très bien saisi ce bout-là.

Mise à jour: Le Devoir présente les points saillants du rapport Ménard. Bernard Descoteaux en fait le sujet de son éditorial (titre accrocheur: “La médecine Ménard“; ça s’intégrerait bien à une chanson rap: “la médecine ménard, c’est la loi du plus fooooooooort“, prononcé pour que ça rime), prouvant encore une fois qu’il suit mon site de très près.

Réponses

  1. temps affirme:

    J’ai le sentiment que nous avons les politiques que nous méritons.
    Puisque ces acteurs s’accordent des passe droit au dessus des lois sans que personne ne défende la justice, il ne faut pas s’étonner qu’ils en profitent.
    Si à chaque banquet, nous controlions avec quel argent et pour quel raison cet argent a été donné, nous nous raprocherions de la vie de la cité et de la démocratie.
    Un peuple qui défend ses juges,
    un peuple qui défend ses journalistes,
    est un peuple qui connait ses lois et impose la liberté.
    Sinon inutile de pleurer.
    cordialement

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