14 septembre 2005

En périphérie de Katrina

Le 14 septembre 2005, à 13:26. Classement: Actualité

Je travaille beaucoup de ces temps-ci: cours pas internet, cours au cégep; je fais des trucs au ministère de l’éducation, aussi, et j’essaie de me partir une petite compagnie pour publiciser (entre autres choses) mes services de développement de sites web. Ah, et il y a une certaine maîtrise aussi, qui demande mon attention. Bref, je suis très occupé et je manque parfois de temps pour mon site web. C’est essentiellement ce qui explique mes articles sur Katrina.

Vis-à-vis Katrina, j’ai fait le strict nécessaire: je l’ai mentionné et j’ai encouragé ceux qui le pouvaient à faire un don à la Croix-Rouge Canadienne. J’aurais eu beaucoup plus à dire sur ce que j’appelle la périphérie de Katrina: la réaction des gouvernements américains à la tragédie; comment cette réaction a été perçue par l’opinion publique; la mobilisation des médias américains (enfin!); etc. Il m’aurait fallu pas mal de temps pour formuler un texte cohérent à partir de tout ce que je voyais et je n’ai pas eu ce temps.

C’est pour cette raison que je voulais faire référence à un texte que Valérie Belair-Gagnon vient de publier sur son blogue. Elle parle spécifiquement de ces questions-là:

Ce n’est pas parce que tout cela se passe aux États-Unis que nous devons faire preuve d’insensibilité face aux événements. Au contraire, ce que Katrina nous apprends c’est que le pays est mal en point socialement. Ça, nous le savions déjà, mais cette crise ne fait qu’exacerber le constat. Principalement celui des rapports de force inégaux entre les classes sociales.

C’est un bon article. Il y aurait beaucoup plus à dire, mais ce que je me rends compte en lisant cela, c’est que le sujet ne se résume tout simplement pas en 500 mots (quelle surprise!).

Réponses

  1. Marie Nancy affirme:

    Katrina a frappé là où ça fait le plus mal, là où toute l’ampleur du paradoxe américain ne pourrait plus se cacher.

    La Nouvelle-Orléans avait remporté le titre de “ville la plus violente des États-Unis” bien avant le passage de l’ouragan.

    Le déchaînement, la “rébellion” des victimes pauvres et majoritairement noires étaient prévisibles. Là-bas, les injustices sociaux-raciales, c’est culturel et c’est au quotidien. Le Mardi Gras qu’on célèbre annuellement, c’est l’occasion de renverser les pouvoirs un soir dans l’année, un bal masqué comme à l’époque de la monarchie.

    Toi qui regardes ça de près, peux-tu me dire si les médias font une équation systématique entre pauvreté et race noire ou parle-t-on des deux séparément ? Avec la classe moyenne qui s’amenuise rapidement, on va se mettre à classer les pauvres.

  2. jerome affirme:

    Au début, les médias ne parlaient ni de la pauvreté, ni de la race. Après trois jours, je crois que c’était Slate le premier grand média à dire… wake up, on voit juste des noirs à la télé, il commence à être temps que quelqu’un le mentionne.

    Après, les médias ont vraiment commencé à aborder les questions de race et de classe sociale. Ce sont deux questions reliées mais séparées. Ceux qui sont restés à la Nouvelle-Orléans avant que Katrina arrive le sont restés d’abord parce qu’ils étaient pauvres, pas noirs. Si le milieu politique a été indifférent, par contre, je pense que c’est en partie à cause de la race. Pas de la classe.

    Là où les questions se rejoignent, c’est qu’il y a clairement une relation de cause à effet à la Nouvelle-Orléans entre être noir et être pauvre. Il y a des noirs qui ne sont pas pauvres, alors ce n’est pas une bête équation, mais ça semble être un facteur déterminant.

    Les médias américains ont vraiment eu leur moment de gloire à la Nouvelle-Orléans. Ils ont fait leur travail. Ils n’ont pas eu peur de confronter les politiciens qui mentaient ou disaient des conneries. Maintenant… c’est un peu revenu à la normale. Ils font du “les républicains disent… les démocrates disent…”; Fox News a recommencé à prêcher la ligne partisane des républicains, etc. Mais je pense qu’il y a eu une percée pour l’intégrité dans les médias qui risque de laisser des marques.

  3. brem affirme:

    Je me permets de fournir ici quelques liens des médias entourant le “coverage” de l’ouragan katrina.

    1- Cheney se fait accoster par qqun qui l’envoie chier.

    2- Celui là est un peu long, mais ça vaut la peine. Ça montre comme Fox News c’est de la haute nouvelle journalistique (ironie ici). Geraldo Riveira et un autre gars couvrent le monde qui sont dans l’astrodome et il font de l’human interest comme c’est pas croyable… Moi je trouve ça à la fois drôle et pathétique.

    Voilà. Il y en a surement d’autres… ;)

    brem

Écrire une réponse

Pour écrire une réponse, entrez votre nom et votre texte. Si vous voulez que le site se souvienne de vous, inscrivez-vous. Si vous avez déjà un compte, connectez-vous.

Certains codes HTML sont permis: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>