28 septembre 2005
L’état des finances publiques québécoises
Cyberpresse écrit: “Le gouvernement Charest s’apprête encore à bafouer une de ses principales promesses électorales : il ne prévoit aucune baisse d’impôts lors du prochain budget.” Le Devoir publie aussi un article, plus étoffé, sur le sujet:
À la différence des centrales syndicales qui soutenaient, hier, que le gouvernement disposera d’une marge de manoeuvre de deux milliards en six ans, M. Audet a présenté un portrait des finances publiques miné par de substantielles impasses budgétaires pour cette année et l’an prochain. Ainsi, il a fait état d’un manque à gagner de 848 millions pour 2005-06 et il a rappelé qu’il manquait 773 millions pour boucler son prochain budget.
La Presse des Affaires publie un article connexe qui annonce que la cote financière du Québec est fragilisée par la précarité des finances publiques. L’article prend le temps de bien expliquer pourquoi la dette du Québec continue d’augmenter malgré l’atteinte du “déficit zéro”:
S’ajoutent les dépenses en infrastructures que DBRS calibre sur une base courante, au lieu de s’en tenir à leur amortissement sur plusieurs années que l’on retrouve dans la comptabilité gouvernementale. Au Québec, cet élément rajoute 1,2 milliard en dépenses consolidées au budget courant de 2005-2006, soit 323 million de plus que l’année dernière.
Ces dépenses recalculées mèneront le secteur public québécois vers un déficit consolidé de 2,35 milliard cette année, un montant qui dépassera les deux milliards pour une sixième année consécutive, selon DBRS.
Le journaliste explique que les pratiques comptables qui mènent à une telle situation ne sont ni frauduleuses, ni même répréhensibles, elles mènent à un message public qui ne correspond pas avec la réalité.
Le Parti Libéral du Québec avait promis de mettre un terme à cette méthode comptable. S’il le faisait, par contre, il devrait soit modifier la loi qui interdit les déficits, soit couper deux milliards additionnels de ses dépenses, soit augmenter les impôts. Comme le PLQ ne souhaite rien de tout ça, le débat sur la réforme de la comptabilité québécoise a essentiellement disparu.
Personnellement, je ne me préoccupe pas outre mesure des baisses d’impôt en ce moment. Oui, les Québécois sont les nords-américains les plus taxés. Oui, c’est un problème. Mais je crois que la priorité devrait être d’assainir les finances publiques et aller de l’avant avec un plan de réduction de la dette. À moyen terme, c’est ce qui permettra, je crois, de financer des réductions d’impôt responsables et durables.
Sites qui parlent de cet article:
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Pingback par Les réductions d’impôt -- Jérôme Loisel — 5 octobre 2005 @ 21:37