18 octobre 2005
Danny The Dog (Enchaîné, Unleashed)
Danny The Dog (Enchaîné, Unleashed) est un film de Luc Besson (Les Rivières Pourpres II, Nikita) mettant en vedette Jet Li (Hero). Besson aime donner dans le film de genre: la science-fiction avec Le Cinquième Élément, le policier avec Les Rivières Pourpres II, le film d’action avec Nikita, etc. Ici, il aborde le genre de Hong Kong, où les pirouettes, les arts martiaux et une chorégraphie léchée dominent les scènes d’action. Mais il y intègre son propre sens du style et une traitement sensible qui font le charme du film.
Danny (Jet Li) est un homme élevé comme un chien depuis son enfance: il vit dans un trou, un sous-sol sous une grille. Il mange avec ses mains la nourriture qu’on lui donne, des pâtes en boîte aux gâteries quelconque. Il comprend bien mais ne parle à peu près pas et, surtout, il porte au cou un collier de métal. Son maître, un homme en complet blanc que Danny appelle “Uncle Bart” (Bob Hoskins) est un petit criminel local qui se sert de Danny pour faire de l’extortion. Car Danny a un talent pour se battre. Quand Bart a besoin de Danny, il lui enlève son collier et lui dit de tuer, ce que Danny fait très bien.
Un peu par hasard, Danny rencontre Sam (Morgan Freeman), un aveugle qui accorde des pianos. Suite à un accident terrible, Danny se retrouve seul, perdu, blessé. Sam et sa belle-fille Victoria (Kerry Condon) l’adoptent comme un troisième membre de leur famille. Ils le nourrissent, lui démontrent gentillesse et respect, lui font écouter de la musique. Danny apprend à vivre comme un homme. Mais le passé de Danny revient pour le hanter et il devra prendre des décisions difficiles s’il ne veut pas que sa nouvelle famille souffre.
L’histoire de Danny the Dog semble plutôt banale. Mais Jet Li, Morgan Freeman et Bob Hoskins livrent une telle performance que nous finissons par y croire. Non pas à l’histoire elle-même, mais à la profondeur des personnages, à leurs drames, à leurs aspirations, à leurs faiblesses. Bob Hoskins, en particulier, donne une performance remarquable. C’est un méchant en complet blanc qui montre les dents, mais ses rires, ses menaces, ses marques d’affection et de dérision sont tellement bien rendues qu’il en devient attachant.
Pour ceux qui aimeraient les films d’action mais pas “les films de Hong Kong”: Danny the Dog (Enchaîné, Unleashed) a beaucoup à offrir. J’ai eu énormément de plaisir à le regarder. Luc Besson est un cinéaste d’expérience et tout y est bien réussi: le scénario, le jeu des acteurs, les images, la trame sonore. Un très bon divertissement.
Martin affirme:
Le 27 octobre 2005 à 22:45
Euh… c’est pas Luc Besson le réalisateur, c’est Louis Leterrier, qui a aussi fait Transporter 2, un film du même genre encore plus capoté. Luc Besson a juste écrit le scénario.
jerome affirme:
Le 28 octobre 2005 à 1:05
Il a produit le film aussi. La question de l’auteur est très nébuleuse par rapport aux films. D’habitude, on crédite le réalisateur. Mais parfois, on crédite plutôt le producteur (Return of the Jedi, par exemple) ou le scénaristes (les films “de” Charlie Kauffman, par exemple). C’est un peu du cas par cas.
Je n’ai pas encore décidé ce que j’allais faire sur mon site. Peut-être qu’un jour, je déciderai de toujours créditer seulement le réalisateur. En attendant, je vais suivre la vague. Et pour Danny the Dog, la vague disait que c’était un film de Luc Besson, alors va pour Luc Besson. Mais merci quand même pour le commentaire.
Parallèle: pour la télévision, il faut presque toujours créditer le producteur et non le réalisateur. Il est clair que David E. Kelley, Joss Wedon er Ron Moore, pour ne nommer que ceux-là, ont eu beaucoup, beaucoup plus d’impact artistique sur leurs séries que les multiples réalisateurs qui ont fait, pour la plupart, un seul ou une petite poignée d’épisodes.
jerome affirme:
Le 28 octobre 2005 à 1:07
Ah, je comprends le sens de ta correction. J’avais écrit: “Luc Besson est un réalisateur d’expérience et tout y est bien réussi […]” J’avoue que ça laisse croire que Luc Besson a lui-même réalisé le film. C’était une erreur. Merci, je vais changer pour “cinéaste”.
jimmy affirme:
Le 5 mai 2006 à 4:59
très coul