27 octobre 2005

La bisbille fédérale-provinciale se généralise

Le 27 octobre 2005, à 17:32. Classement: Politique

Récemment, il y a eu beaucoup de querelles entre le gouvernement fédéral de Paul Martin et le gouvernement provincial de Jean Charest. Récemment, nous avons eu droit à une série de sorties publiques entourant la présence québécoise à l’international. Le Ministre québécois des relations intergouvernementales Benoît Pelletier ne réussissait pas à s’entendre avec Pierre Pettigrew, ministre fédéral des relations internationales. Éventuellement, le “lieutenant politique pour le Québec” du gouvernement fédéral Jean Lapierre a décidé de calmer le jeu… à sa façon:

Le lieutenant de M. Martin au Québec, le ministre Jean Lapierre, a carrément accusé M. Pelletier d’être un «noeud» entre Québec et Ottawa, voire de donner des munitions au Bloc québécois.

«Il y a une différence pratique entre être professeur d’université, donner des leçons, puis faire de la vraie politique et régler les dossiers», a ironisé M. Lapierre à sa sortie des Communes.

Parallèlement à cette dispute, il y a eu celle entourant le programme des garderies. Le gouvernement du Québec a depuis quelques années un programme de garderies abordables. Ce programme (selon Chantal Hébert, entre autres) serait devenu un modèle à suivre pour le reste du Canada. Paul Martin a récemment décidé d’aller de l’avant avec un programme pan-canadien. Or, les services sociaux sont de juridiction provinciale. Alors le Québec souhaite simplement encaisser son chèque. Paul Martin a contré en disant que les enfants sont d’”intérêt national”. Ça n’a pas bien passé à Québec et Jean Charest a dit que l’intérêt national, selon la constitution, “n’est pas un concept qui nous gouverne dans le partage de nos compétences”.

Maintenant, le problème survient eu égard au protocole de Kyoto. Le Québec pollue beaucoup moins que le reste du Canada: par capita, le Québec émet la moitié moins de gaz à effets de serre. Alors le gouvernement veut un que le Québec soit traité différemment que l’Alberta, par exemple, en ce qui concerne l’atteinte des objectifs. Mais ce dossier bloque depuis… des années, bref. Maintenant, selon Thomas Mulcair, ministre québécois de l’environnement, ça vient de s’envenimer.

«Ça ne va pas très bien avec M. Dion dans cette négociation-là. Et le mot “méprisant” ne suffit pas pour décrire ce que j’ai rencontré [jusqu’à maintenant], et ça me désole», a déclaré M. Mulcair en réponse à une question du député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle Stéphan Tremblay à l’Assemblée nationale.

M. Mulcair a parlé de «blocus total» pour décrire la position de M. Dion dans ces négociations entre Ottawa et Québec, qui portent sur l’application du protocole de Kyoto. Le ministre Mulcair a laissé entendre qu’il commençait à comprendre la position des souverainistes. «J’essaie toujours, en politique, de comprendre ce qui anime l’autre côté [l’opposition officielle]; ce n’est pas toujours facile. Mais depuis 16 mois que je suis face à Stéphane Dion, je comprends un peu mieux», a-t-il laissé tomber.

Ah, et le dossier des garderies n‘a pas encore débloqué non plus. Dire que le Parti Libéral du Québec est censé “bien s’entendre” avec le gouvernement fédéral. Mise à jour: Il y a maintenant une entente! Tout va bien, ne vous inquiétez plus.

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