24 novembre 2005

Mauvaises nouvelles écologiques

Le 24 novembre 2005, à 14:24. Classement: Actualité

Cyberpresse rapporte que le Canada est, parmi les signataires du Protocole de Kyoto, le pays qui aura le plus de difficulté à atteindre ses objectifs. Le Canada s’était engagé à diminuer ses émissions de 6% par rapport à 1990. Au lieu de ça, elles ont augmenté de 24%. Le protocole entre en application en 2010, alors il reste de moins en moins de temps. Les pays qui ne rencontrent pas leurs objectifs devront payer. Avec un tel dérapage, la note risque d’être salée. Québec n’a toujours pas d’entente avec Ottawa sur la mise en application du protocole, mais le premier ministre Jean Charest se dit optimiste. C’est bien, l’optimisme.

Au Québec, l’autre dossier de l’année en environnement est la protection des milieux humides… ou leur disparition, en fait. Cet été, j’avais décerné à Thomas Mulcair, ministre de l’environnement, le prestigieux Prix Jean Charest de l’Administration Publique (voir en bas) pour sa gestion de ce dossier-là: voulant protéger les milieux humides, M. Mulcair avait pré-annoncé que les milieux humides seraient protégés dès janvier, ce qui a encouragé plusieurs promoteurs à en détruire le plus possible avant cette date. Le Devoir rapporte qu’à Laval, le désastre se poursuit: dans la dernière année, 20% des milieux humides de cette ville ont été détruits ou altérés (41 ont été détruits, 31 altérés).

Mise à jour: Dans le Devoir d’aujourd’hui, on apprend que plusieurs groupes environnementaux ont fait une sortie en règle contre le gouvernement Charest et le ministre Thomas Mulcair.

C’est principalement l’absence d’un plan d’action fonctionnel de lutte contre les changements climatiques et l’absence d’un plan de développement des transports en commun, comprenant des objectifs et des échéanciers de réalisation précis, qui amènent les groupes écologistes à parler d’un «bris de confiance» dans leurs relations avec Québec et son ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair.

[…]

Cette fronde, d’autant plus significative qu’elle provient de groupes qui n’hésitent pas à collaborer avec les gouvernements en général, réunit sur un même front le mouvement vert étudiant Environnement Jeunesse, Équiterre, Greenpeace et Nature Québec, que l’on connaissait jusqu’ici sous le nom d’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN).

Le Devoir s’attend à ce que la grogne du milieu environnemental s’intensifie et se généralise. C’est malheureux. Il semble que personne ici ne s’en prend à la notion de développement durable si chère à Jean Charest: c’est simplement le manque de progrès total dans le dossier qui les choque à ce point.

Réponses

  1. Marie Nancy affirme:

    Ça va de mal en pis pour l’environnement.
    J’suis contente que tu sois de retour.

  2. Mycroft affirme:

    Pendant ce temps… d’autres scientifiques de l’environnement prédisent un mini âge de glace…
    http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn8398

    Peut-être qu’on devrait laisser la planête se réchauffer alors?

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