17 août 2005
Michaëlle Jean fière d’être Canadienne
Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, Michaëlle Jean se dit fière d’être Canadienne: “Je tiens à vous dire sans équivoque que (M. Lafond) et moi sommes fiers d’être Canadiens et que nous avons le plus grand des respects pour les institutions de ce pays. Notre engagement envers le Canada est donc entier. Je n’aurais jamais accepté ce poste autrement.” Paul Martin venait de lui donner le feu vert (hier, je crois) pour répondre à ses critiques. Il aurait dû le faire avant. Elle est éloquente. Et elle a de toute évidence plus d’amis chez la Presse Canadienne que Monique Jérôme-Forget:

Une personne d’intelligence moyenne pourrait croire que cette déclaration met assez clairement fin à la controverse. Mais je pense qu’une personne d’intelligence moyenne comprend des choses qui échappent à la direction du journal Le Québécois (et du site Vigile.net, tant qu’à être parti). Leur réaction: “En préférant nier l’évidence, cela n’est certes pas à leur honneur.” Parce que vous voyez, la direction du Québécois ne ferait jamais l’erreur de nier l’évidence. Eux, ils ont les yeux grand ouverts.
La chronique de Chantal Hébert d’aujourd’hui dit que le mouvement souverainiste vient de se discréditer dans toute cette histoire. Elle a bien raison. Au début, les extrémistes qui se sont mouillé là-dedans prétendaient vouloir nous montrer à quel point le Canada serait intolérant envers Michaëlle Jean et voudrait l’anéantir une fois qu’ils sauraient son historique. Finalement, on se rend compte que c’était l’inverse depuis le début. C’est plus que malhonnête… c’est méchant.
brem affirme:
Le 17 août 2005 à 23:34
Surtout que les souverainistes n’ont pas leurs guidounes non plus, hein?
L’exemple qui me vient en tête c’est Lucien Bouchard, conservateur, devenu chef du PQ.
Et le plus guidoune d’entre tous, c’est maître Guy Bertrand, qui selon le gré du temps est souverainiste ou défend le fédéralisme. J’imagine qu’il va ou l’argent est. Il fait bien.
Si on scrute le passé politique de tous les politiciens, on remarque que les politiciens de métier son des putes. L’exemple le plus récent, c’est Belinda Stronach, qui s’est fait acheter par Paul Martin des conservateurs. Par ailleurs, le passé de certaines personalités sont parfois oubliées, comme Pierre-Eliott Trudeau et son ami Fidel Castro, et Gilles Duceppe et son passé de militant du parti communiste. Mais évidemment, si on a fait un pacte avec le diable, comme Jean-Louis Roux et qu’on a déjà harboré la croix gammée, la c’est autre chose, c’est mal… faut démissionner. Si on creuse assez profondément, je suis persuadé qu’on peut trouver des poux à à peu près tout le monde. Est-ce que ce sont pour autant de mauvaises personnes? Non.
Alors je me demande bien à quoi a servi tout ça… Si elle a accepté son poste de gouverneure générale, Michaelle Jean acceptait implicitement ce que ce poste représente, et son mari peut bien penser ce qu’il veut tant qu’à moi.
Non, en lisant Le Québécois en réponse à la déclaration de Mme Jean, je me rends compte que c’est un trip égo-narcissique. En effet, quand un journaliste s’auto-cite et interview son rédacteur en chef, ça fait pas très objectif. Ce journal est totalement amateur et ça paraît.
Une chose que je m’aperçois des souverainistes purs et durs, c’est qu’ils ont absolument besoin de se sentir victimes ou d’avoir quelqu’un à blâmer. Fuck, si vous voulez que je vote “Oui” au prochain référendum, trouvez-moi donc des arguments POUR un Québec souverain, et non des arguments CONTRE le Canada, parce que franchement, moi des chialeux, ça me fait chier.
brem
Marie Nancy affirme:
Le 18 août 2005 à 2:24
Dans le blog de Polyscopique (lien : nier l’évidence), Laurent laisse sous-entendre que Michaëlle Jean aurait été en faveur de la souveraineté du Québec en 1991, mais qu’elle a forcément changé d’avis depuis. Par contre, son « je suis fière d’être canadienne » du 17 août 2005 ne précise pas quand elle a changé son fusil d’épaule (si tel est le cas, bien sûr). En effet, peut-être qu’elle l’est toujours, peut-être qu’elle ne l’a jamais été. Souverainiste.
À l’instar de Polyscopique et de Chantal Hébert, je crois que les agitateurs indépendantistes n’ont pas aidé leur cause au Québec. En revanche, ils ont soulevé le doute autour de la nouvelle gouverneure générale. J’aimerais bien connaître le lexique qui s’articule à son sujet chez les red necks de l’Alberta, ô c’est grands mécènes de partis politiques qui menacent beaucoup plus l’unité canadienne que le mouvement souverainiste québécois.
Brem, passe quelques années dans l’Ouest canadien et écoute bien le discours socio-politique. (Un conseil: inscris-toi à un cours de yoga si tu ne veux pas péter les plombs.) Les “chialeux” finiront par te manquer.
Hugo (de LVSPC) affirme:
Le 18 août 2005 à 9:31
Martine de ni.vu.ni.connu nous dirige vers une partie de la déclaration qui n’a pas été publiée dans La Presse…
jerome affirme:
Le 18 août 2005 à 10:29
Merci pour le lien. Je n’avais pas vu. C’est comique.
brem affirme:
Le 18 août 2005 à 11:38
Marie Nancy, des chialeux, il y en a partour, c’est certain.
Peux-tu élaborer sur ce qui me ferait péter les plombs?
brem
jerome affirme:
Le 18 août 2005 à 12:49
Et Brem a un petit côté chialeux qu’il ne faut pas sous-estimer, non plus. Quand il critique les chialeux du Québec, moi je pense que c’est qu’il ne s’accepte pas totalement. Apprends d’abord à t’aimer toi-même, Brem. Ferme tes yeux et pense à une fleur qui s’ouvre. Genre.
brem affirme:
Le 18 août 2005 à 16:07
LOL !
Tu connais un bon psy?
brem
brem affirme:
Le 19 août 2005 à 10:09
ah ah!
Je savais bien que les fédéralistes allaient mordre!
Voilà qui est fait.
Bravo au journal Le Québécois qui a réussi à berner la Légion Royale.
he he he
brem