Carte du site

Page personnelle
Chroniques
 · Introduction
Auditeur Libre
Programmation


Comment me rejoindre

Vous visitez en ce moment une archive de mon ancien site. Pour aller directement au nouveau site, visitez le lien suivant: http://www.loisel.org/jerome/.

Au programme cette année

Le dernier sondage de la firme Léger Marketing place encore l’Action Démocratique du Québec (ADQ) en tête avec 40% des intentions de vote. Mais ce sondage révèle simultanément une certaine faiblesse de l’appui: les supporteurs de l’ADQ ont choisi ce parti à 22% seulement pour le chef et à 17% pour le programme. Cela laisse donc beaucoup de place au simple vote d’insatisfaction. Dans les prochains mois, nous pourrions très bien voir le vote adéquiste se renforcer qualitativement tout en accusant un léger recul quantitatif: en découvrant le parti, certains passeront du vote d’insatisfaction au vote décidé tandis que d’autres, qui ne se reconnaîtront pas dans les politiques adéquistes, se chercheront un autre parti. Bien sûr, tout dépend des performances relatives des trois partis.

Reste à savoir si le programme de l’ADQ saura cimenter l’engouement naissant de la population. Les principes généraux de l’ADQ semblent retenir l’attention de la population: diminution de la taille et de l’importance de l’état, décentralisation et régionalisation des pouvoirs, émulation dans le secteur public du secteur privé, allègement du fardeau fiscal et démocratie. Mais les politiques qui découlent de ces principes sont souvent moins claires et plus fluctuantes. À titre d’exemple, Mario Dumont a déclaré que le programme du parti serait revu durant l’été. Les résultats seront probablement connus en octobre, lors du conseil national. Pour le moment, il est difficile de savoir si l’ADQ a l’intention de revenir vers le centre ou d’aller encore plus loin. Une chose est certaine: le programme va changer.

En santé, l’ADQ préconise une approche nouvelle. Alors que le PQ et le PLQ cherchent à améliorer le système actuel par des mesures graduelles, l’ADQ veut une réforme radicale qui comprend l’intégration de l’entreprise privée au système public, en particulier pour l’octroi de services non-médicaux. Le programme parle aussi d’accorder davantage de pouvoirs aux hôpitaux. Mario Dumont a aussi longtemps parlé de ce qu’il convient d’appeler un système de santé à deux vitesses, dans lequel un usager peut payer pour avoir des soins plus tôt, de meilleure qualité, ou les deux. La forme exacte de ce nouveau système resterait à déterminer. L’ADQ ne semble pas avoir décidé si tous les soins ou seulement une partie seraient applicables, si l’usager payerait la pleine facture ou seulement une partie, ou même si cette formule restera sur la table en octobre. Mario Dumont a déjà mentionné qu’il faudrait « au moins » un ticket modérateur, un petit frais que tous doivent payer à l’entrée à l’hôpital. Quoi qu’il en soit, l’ADQ promet de consulter la population.

En matière d’éducation, le programme de l’ADQ prévoit modifier le système de façon à le soumettre aux lois du libre marché et de la compétition. Bien que cette mesure n’apparaisse pas en lettres claires dans le programme écrit, Mario Dumont en a beaucoup parlé. Le gouvernement remettrait des « bons d’éducation » aux parents, qui pourraient ensuite envoyer leurs enfants à l’école de leur choix. En théorie, les écoles qui fonctionnent moins bien perdront des élèves et devront s’améliorer. On peut légitimement se demander, par contre, comment une école qui perd une bonne part de son budget va faire pour s’améliorer l’année suivante. Un système similaire a causé ce problème aux Etats-Unis. On peut aussi se demander ce qui arrivera lorsqu’une école débordera soudainement d’élèves. Est-ce qu’un parent du coin devra envoyer son enfant à l’école plus loin, qui a de la place parce qu’elle est moins bonne? Sinon, qui aura priorité? Ce sont des questions légitimes et importantes, mais les réponses se font attendre. Le programme n’en parle pas et Mario Dumont n’entre pas dans ces détails en entrevue.

L’Action Démocratique du Québec se targue d’être le parti le plus démocratique au Québec. En conséquence, l’ADQ s’engage à consulter la population avant de finaliser les réformes importantes, alors la population ne devrait pas s’inquiéter de voir des grandes réformes lui passer sous son nez. Par contre, ni le chef ni le programme ne précisent le type de consultation qui sera privilégié, pas même en ce qui concerne la réforme majeure prévue pour notre système électoral. C’est un jeu dangereux pour le parti. Si la population a l’impression de ne pas savoir exactement pour quoi elle vote, sa confiance en le parti diminuera. Et s’il y a une chose qu’un parti qui na jamais été élu ne peut pas se permettre de perdre, c’est la confiance de la population.

                                                                                                                        
Nouvelles de Jérôme Loisel
Mars 2002 Ma maîtrise avance
Février 2002 Nouvelle installation pour le site
Mai 2001 Traduction, translation
Avril 2001 Nouvel ordinateur
Mars 2001 Bienvenue aux universitaires


GNU -- La Fondation pour les logiciels libres

Powered by Zope
fin
jerome @ loisel . org